
Erasmus va mal parfois...
------C'est un aussi un programme qui a ses problèmes, du coup on va en mettre partout !
Logique européenne...
En effet, les programmes Erasmus se multiplient dans l'union Européenne , qui n'a maintenant qu'un seul slogan: bougez, croissez et multipliez !
Pourquoi parler de difficultés ? Parce qu'il est de plus en plus difficile pour Erasmus de trouver preneur .
Sur 27 000 bourses Erasmus qui sont proposées en France, seulement 23 000 ont étes pourvues . Et 4 000 bourses n'ont pas étés attribuées .
Les échanges universitaires, eux, tournent au ralenti . Sur 31 millions d'étudiants Européens, seuls 550 000 d'entre eux étudient tous les ans à l'étranger, via Erasmus ou dans le cadre des programmes binationaux .
Cet échec est reconnu par Valérie Pecresse, qui s'indigne de l'insuffisance de l'apprentissage de l'anglais . Elle voit 3 causes principales à la baisse de mobilités des étudiants français. Dont une qui serait psychologique . Selon elle, les étudiants ne voient pas ce que peuvent apporter des études à l'étranger . Son indignation se fait ressentir lorsqu'elle a su que l'Anglais était absent de 75 % des premiers cycles universitaires .
L'idée de la base d 'Erasmus, c'est que les européens soient la jet-set des gens du voyage . Cela sous-entend qu'il faudrait rejeter les français qui ne connaissent de l'Europe que leur lopin de terre ?
On croit souvent qu'on doit Erasmus à Erasme , pour son statut de penseur de l'Europe.Il est vrai, mais l'important n'est pas qu'il aie pensé, mais qu'il aie voyagé .
Erasmus fut vanté de mélanger les européens, comme une salade de fruits.
Bilan pour les 20 ans du programme : 1,5 millions de jeunes ont déjà usé d'Erasmus, et il yen a 150 000 nouveaux chaque année .
Un bel éloge : "Erasmus est le symbole de ce que l'Europe fait de mieux . Une europe du concret, une Europe des résultats .".
Il y a tout de même une ombre au tableau : "L'impact d'une année Erasmus sur la carrière d'un jeune est plus important dans le secteur de la sociologie et du commerce...".
Pourquoi de telles complications ?
Peut-être que personne n'en voulait... !
Les étudiants ne comprennent pas ce que ça peut leur apporter. Comprendront-ils des cours difficiles suivis en langue étrangère, parmi les difficultés de logement, d'adaptation, et le triste montant des bourses .
Le corps enseignant sait que parfois cela n'apportera rien à leur carrière .Peut-être par peur de révéler leur véritable niveau en langue étrangère ?
Voyez la pensée d'un étudiant quant au programme:
"Allez-vous vous inscrire pour aller passer un an dans une université, sachant que vous n 'aurez probablement qu'un mois de cours de langage intensif et que vous risquez donc de n'absolument rien comprendre aux cours pendant toute l'année ?"
------C'est un aussi un programme qui a ses problèmes, du coup on va en mettre partout !
Logique européenne...
En effet, les programmes Erasmus se multiplient dans l'union Européenne , qui n'a maintenant qu'un seul slogan: bougez, croissez et multipliez !
Pourquoi parler de difficultés ? Parce qu'il est de plus en plus difficile pour Erasmus de trouver preneur .
Sur 27 000 bourses Erasmus qui sont proposées en France, seulement 23 000 ont étes pourvues . Et 4 000 bourses n'ont pas étés attribuées .
Les échanges universitaires, eux, tournent au ralenti . Sur 31 millions d'étudiants Européens, seuls 550 000 d'entre eux étudient tous les ans à l'étranger, via Erasmus ou dans le cadre des programmes binationaux .
Cet échec est reconnu par Valérie Pecresse, qui s'indigne de l'insuffisance de l'apprentissage de l'anglais . Elle voit 3 causes principales à la baisse de mobilités des étudiants français. Dont une qui serait psychologique . Selon elle, les étudiants ne voient pas ce que peuvent apporter des études à l'étranger . Son indignation se fait ressentir lorsqu'elle a su que l'Anglais était absent de 75 % des premiers cycles universitaires .
L'idée de la base d 'Erasmus, c'est que les européens soient la jet-set des gens du voyage . Cela sous-entend qu'il faudrait rejeter les français qui ne connaissent de l'Europe que leur lopin de terre ?
On croit souvent qu'on doit Erasmus à Erasme , pour son statut de penseur de l'Europe.Il est vrai, mais l'important n'est pas qu'il aie pensé, mais qu'il aie voyagé .
Erasmus fut vanté de mélanger les européens, comme une salade de fruits.
Bilan pour les 20 ans du programme : 1,5 millions de jeunes ont déjà usé d'Erasmus, et il yen a 150 000 nouveaux chaque année .
Un bel éloge : "Erasmus est le symbole de ce que l'Europe fait de mieux . Une europe du concret, une Europe des résultats .".
Il y a tout de même une ombre au tableau : "L'impact d'une année Erasmus sur la carrière d'un jeune est plus important dans le secteur de la sociologie et du commerce...".
Pourquoi de telles complications ?
Peut-être que personne n'en voulait... !
Les étudiants ne comprennent pas ce que ça peut leur apporter. Comprendront-ils des cours difficiles suivis en langue étrangère, parmi les difficultés de logement, d'adaptation, et le triste montant des bourses .
Le corps enseignant sait que parfois cela n'apportera rien à leur carrière .Peut-être par peur de révéler leur véritable niveau en langue étrangère ?
Voyez la pensée d'un étudiant quant au programme:
"Allez-vous vous inscrire pour aller passer un an dans une université, sachant que vous n 'aurez probablement qu'un mois de cours de langage intensif et que vous risquez donc de n'absolument rien comprendre aux cours pendant toute l'année ?"
Par MATTHIEU H
Sources:
IMAGE: Getty Image
INFORMATIONS: Site du Ministère de l'Education National
Article paru dans Lille Plus.